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Commission de censure

 

COMMISSION NATIONALE DE CENSURE DES CHANSONS ET SPECTACLES

COMPOSITION

Créée par le décret N° 00003 du 21/02/1996, La commission nationale de censure des chansons et spectacles est un service spécialisé du Ministère de la justice doté  d’un comité de direction, des membres délégués, de quelques officiers de police judiciaire et du personnel administratif.

Le Comité de direction est constitué :
1. d’un  président (haut magistrat du parquet) ;
2. d’un 1er vice-président (haut magistrat du parquet) ;
3. d’un  2ème vice-président (haut fonctionnaire) ;
4. d’un 1er secrétaire chargé de la section chansons ;
5. d’un 2ème secrétaire chargé des  spectacles.

La commission des membres délégués est composé des personnes désignées par les ASBL, les Ministères de la justice, de la Culture et des Arts, de la Communication et presse, de la jeunesse, de l’enseignement,  des représentants des églises catholique, protestante et Kimbanguiste…
La société nationale des éditeurs, compositeurs et auteurs ne siège qu’avec un statut consultatif.

ATTRIBUTIONS

Les attributions de la commission sont les suivantes :

• Veiller à la sauvegarde de l’ordre public et de bonnes mœurs dans les chansons et spectacles diffusés et présentés au public;
• Poursuivre tous ceux  qui publient les chansons ou diffusent les spectacles sans l’autorisation préalable de la commission.

ACTIONS.

Les actions de la commission ont porté sur l’interdiction des clips (supports audiovisuels des spectacles) et certains supports audios appelés couramment « albums », contraires aux à l’ordre public et aux bonnes mœurs.

DIFFICULTES ET DEFIS

- La première difficulté, c’est le nombre incomplet des délégués ; jusqu’à présent, la commission ne fonctionne qu’avec les cinq membres du comité de direction ; les membres délégués qui doivent être désignés par des arrêtés ministériels ne le sont pas encore.

- L’implantation de la commission en provinces est un autre défi qu’il faut affronter car il est prévu la création des cellules dans les villes, territoires et communes ;

- Le matériel de contrôle est actuellement insuffisant et inadéquat : les quatre téléviseurs disponibles ne permettent pas à la commission de réaliser un grand travail de monitoring.

- Les textes créant la commission sont dépassés et doivent être actualisés ;

- Le contrôle des chaînes étrangères captées en RDC est un autre problème à résoudre (défi de la mondialisation).